Les Loges du zoo

Un film de Maria Reggiani

Le Zoo de Vincennes c’est d’abord un décor, avec son célèbre grand rocher, le ciel bleu de la brousse peinte dans la loge des girafes, les cris des gibons au petit matin. 
Et puis il y a ces moments magiques, tôt le matin, lorsque la silhouette des pins maritimes se détachent sur des levés de soleil roses et oranges ressemblant à des « toiles peintes ». Ce côté carton pâte, artificiel, incite à la rêverie et instaure une atmosphère qui frise parfois le fantastique, le fantasque, l’imaginaire d’un ailleurs. 
Ce décor destiné aux visiteurs, demeuré inchangé depuis son inauguration en 1934, contraste avec ce qu’on découvre être le quotidien des hommes et des femmes qui travaillent au parc. Plus qu’un lieu de promenade, bien plus encore qu’un lieu de collection, le zoo de Vincennes est une Arche de Noé moderne, les soigneurs et les curateurs en sont les protecteurs. 
Le film nous convie dans les coulisses de cette Arche.

Année : 2002

Genre : ,

Durée : 25 minutes

Coproduction : Le Forum des Images

Avec le soutien de : CNC

Distribution : Les Poissons Volants


RÉALISATION
Maria Reggiani

AUTEURS(s)
Maria Reggiani

IMAGE

SON

MONTAGE

Au bruit des réacteurs du 747 atterrissant à Roissy-Charles-de-Gaulle, les animaux du zoo de Vincennes se terrent. 
À l’aéroport, sortant de sa caisse de bois, Zeus, superbe babouin mâle, prend connaissance de son lieu de transit. Les premières images du documentaire de Maria Reggiani sont un saisissant raccourci des arrivées à Vincennes de ces animaux sauvages. Petit à petit, jour après jour, bêtes et soigneurs vont « s’apprivoiser ». 
À travers les longs plans-séquences sur les animaux et les témoignages du personnel du parc, on perçoit le respect, la tolérance et l’attachement des soigneurs pour « leur » fauves. Et puis – les 14 hectares du parc de Vincennes n’étant pas extensibles – leur déchirement lorsqu’il faut se séparer de quelques bêtes pour les envoyer vers d’autres zoos. LE MONDE