Samedi 18 mars

A part le spectacle du soir, la journée a été très calme.

Je vais répondre à quelques unes de vos questions. Plus spécialement aujourd'hui au collège de Crissint et de la Tour d'Aigues, ainsi que l'école de Monferran Savé. Désolé d'égratigner l'orthographe du nom de vos écoles, mais l'écriture de Philippe est parfois ardue à déchiffrer.

Comment se passe ma journée de travail ?
Celle-ci se calque sur le tournage du film et la vie du groupe. Le matin au petit déjeuner est décidé d'un plan de travail et je m'organise autour de cela. Je sais que je dois écrire tous les jours un texte. Généralement je le fais le matin pour raconter la journée de la veille. Je filme plus ou moins de plans selon les jours et l'inspiration du moment. Il y a beaucoup de rencontres et discussions dans la journée. Celle-ci est donc bien remplie. Je dois ajouter qu'une petite sieste au frais est vivement souhaitée. Les activités en dehors du Baobab Circus sont en fait très limitées. Le rythme est tel que beaucoup d'entre nous n'ont qu'une envie : se reposer. Je dis pas qu'une petite bière (fraîche, cela tient du miracle ici) ne termine pas de temps à autre nos journées de travail.

Pour ceux qui veulent parler d'argent, sachez que 5.000F guinéens valent à peu près 20F français.

Pour les écoles qui veulent correspondre avec leurs homologues guinéennes, je ne désespère pas d'y arriver, mais parfois les choses dans ce pays sont longues à obtenir. Alors patience.

Il y avait aussi des questions pour les acrobates. Je n'ai pas eu le temps d'en discuter avec eux. J'y répondrai prochainement.

Après maintes péripéties techniques (problème de son, problème de lumière, le groupe électrogène a beaucoup souffert de la piste), le spectacle a commencé avec 1h30 de retard. Le stade était copieusement garni (35.000 personnes). Le public a été sensible aux acrobaties, au trampoline et surtout au trapèze. Il a, à ces moments, copieusement applaudi. Par contre, à la fin, au moment du salut des artistes, il est parti tranquillement comme il était venu. Ne demandez pas pourquoi, c'est comme ça, c'est dans leur culture.

A demain.

Philippe

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