Vendredi 3 mars
Samedi 4 mars

Tanawa lali (bonjour en peul).

Nous avons été accueilli comme des princes au stade municipal de football de la capitale du Fouta Djalon, Labé. Pour les amateurs de ce sport, je tiens à souligner la grande qualité de la pelouse que je crois, nous n'aurons pas le loisir de fouler avec nos crampons. Nous avons complètement investi le lieu. Nous prenons déjà une bonne partie du terrain avec le décor, puis les vestiaires, la salle de massage, la pièce de l'arbitre, etc... Il y en a partout. Certains sont d'ailleurs logés en ville. Une visite nous a fait grandement plaisir : celle du gouverneur. Cette personnalité (qui correspond au préfet de région en France) a tenu à nous souhaiter la bienvenue et à nous dire tout l'appui qu'il donnait à ce spectacle et au projet qui l'accompagne. Pour la petite histoire, il a fait annuler un match de football qui devait avoir lieu le même jour que le spectacle.

La question principale qui se pose pour tout le monde est le montage du baobab. Ce sera la première fois que celui-ci est remonté après Conakry et il y a beaucoup d'incertitudes. Le départ de cette opération s'est bien passé. Malheureusement, une pièce s'est cassée quand le baobab s'est ouvert. Il a fallu  la réparer et la perte de temps a été énorme. Le filage du samedi n'a pas pu avoir lieu. Bonjour l'ambiance...
Pour le tournage proprement dit, Laurent tourne par ci par là. Il observe. La caméra est toujours prête. Jean-Marc et Olivier ne sont pas loin et prêts à intervenir quand Laurent le souhaite. Le réalisateur souhaite capter le plus naturellement possible toutes les scènes qui peuvent entrer dans son film.

Les prises de vue plutôt le matin et reprennent vers 18h et jusqu'à tard. La raison principale de cet emploi du temps qui peut paraître bizarre est la lumière. Celle-ci, dans la journée, est plombante, a tendance à "écraser" tout ce que l'on filme. Et puisqu'on en est à la météo, sachez qu'au Fouta Djalon, les mois les plus chauds sont mars et avril, mais qu'il fait néanmoins plus sec et moins chaud qu'à Conakry. Il faut quand-même une veste de survêtement le matin jusqu'à 8h...

Tana hi rali.

Laurent et Amar essaient de mettre au point un tambour avec une peau transparente qui permettra d'éclairer le musicien par le bas en cachant un projecteur dans le tambour.

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