Mercredi 1er marsI kéna (Bonjour en Sousou)
Je vais vous raconter aujourd'hui les deux dernières journées, qui en fin de compte n'en font qu'une vu leur déroulement.
Mercredi a, pour son début, été un jour d'attente, avec des départs
différés. Vers onze heures, nous avons eu la visite du porte-parole de la
seconde épouse du chef de l'état. Elle a accepté d'être la marraine
officielle de la troupe. Son représentant a souhaité longue vie à la troupe
et une tournée à travers la Guinée réussie. Il a remis une somme d'argent
pour aider au fonctionnement du périple.
[
Laurent,
une heure avant le départ
]
Finalement, le convoi impressionnant a quitté le stade à 17 heures. Il est composé de treize éléments. Il y a d'abord les semi-remorques : baobab et régie. Puis suivent deux camions qui contiennent le matériel son et lumière. Ensuite viennent deux bus, un grand tout jaune transportant la troupe et les ouvriers, et un petit bleu qui transporte les musiciens et les cuisinières. Viennent ensuite les quatre voitures avec des rôles différents : l'équipe tournage, l'équipe making-off (film du film) et dossier pédagogique, l'équipe production. Enfin, l'estafette et, selon les besoins trois motos. Une centaine de personne seront acheminées ainsi tout au long de ce tour de Guinée.
La première opération a été de prendre du carburant avant de quitter Conakry. Celle-ci a été orchestrée de main de maître par Amar et malgré tous ses efforts, l'arrêt à la station a duré plus d'une heure. Il a fallu ensuite le même temps pour quitter Conakry.
Le deuxième temps fort a été le km 36. Il s'agit d'un barrage ou plutôt d'une sorte de douane où tous les véhicules sont arrêtés. Il y a un monde fou, des embouteillages monstres, une foule composée essentiellement de petits vendeurs à la sauvette qui vous proposent des ananas, des oranges, des sandales, des cotons tiges, des piles, des lampes de poche, des ampoules et que sais-je encore. Vous pouvez en fin de compte tout trouver dans ce genre d'endroit.
Le long convoi a repris sa route sur cette nationale goudronnée et en assez bon état. Laurent a tenu à ce que l'on roule le plus possible pour arriver à Tamagali, troisième temps fort de la journée, ce que nous avons fait aux environs de deux heures du matin.
Le village est très curieux. C'est une sorte de relais routier. L'effervescence est de rigueur toutes les nuits. L'embouteillage y est monnaie courante. Imaginez-vous une route nationale pas très large et de chaque côté des échoppes éclairées au gaz, à l'électricité ou à la bougie, des épiceries minuscules, des maquis, des barbecues à foison et des voitures dans tous les sens. Les brochettes de viande dans ce village sont réputées et excellentes.
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Un bivouac de fortune a été organisé pour la nuit dans une station service à l'entrée de la ville et chacun a trouvé tant bien que mal un coin pour dormir que ce soit dans les véhicules ou à même le sol.
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