Les textes de Philippe Quaillet ne nous parviennent pas toujours en même temps que les photos, les sons, les bandes vidéo.
Néanmoins, nous les mettons en ligne dès qu'ils nous arrivent. Les illustrations viendront enrichir ces pages au fur et à mesure de leur disponibilité.

Vendredi 18 février

Après un voyage en avion sans heurt, nous sommes arrivés à Conakry vers 18 heures locales (19 h française). Je faisais partie du dernier groupe arrivé pour le film. Il y avait avec moi Sophie Goupil, la productrice du film, Jean Marc Ouvrier-Buffet, assistant à la caméra, Olivier Schwob, Ingénieur du son, Bernard Richez du Codev de la CCAS EDF GDF, organismes qui depuis septembre 98, aident à la création du centre d'art acrobatique de Guinée.

J'étais déjà venu il y a cinq ans une semaine sur le tournage de " l' Enfant noir ", autre film de L. Chevallier. J'ai retrouvé en arrivant à l'aéroport les mêmes sensations de chaleur (tout d'abord entre 25 et 30°), une chaleur humide, lourde, moite et puis l'impression d'une grande cohue sympathique faite de palabres, de klaxon et de couleurs vives.

L'installation sur notre lieu d'hébergement s'est faîte rapidement. Toute l'équipe du film est hébergée dans une grande maison à Conakry dans le quartier Kaporo. Dernières raisons essentielles à ce choix : un économique hôtel est plus cher, l'autre plus pratique : le fait d être regroupé facilite la communication et la résolution des problèmes qui se posent. Très vite, nous sommes partis sur le lieu de création de la troupe au stade du 28 septembre. Le nom de cet endroit fait référence au 28 septembre 1958, jour où la Guinée a dit on au Général de Gaulle et à la France, c'était en quelque sorte la première répétition grandeur nature (avant les jeunes répétaient dans le gymnase que l'on voit dans le film " Pierrot et les acrobates " de Amar Arhab).

En fin de compte, nous avons vu la deuxième partie du spectacle complet, dont on peut dire qu'il ne manque pas de vitalité, de couleurs, de musique, de rythme, de danse et de furie. La première partie n'a pas répété sur place pour la simple raison que le baobab n'est pas encore monté mais ne saurait tarder.

Bien difficile parfois, d'écrire.

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