Les textes de Philippe
Quaillet ne nous parviennent pas toujours en même temps que les photos, les
sons, les bandes vidéo.
Néanmoins, nous les mettons en ligne dès qu'ils nous arrivent. Les
illustrations viendront enrichir ces pages au fur et à mesure de leur
disponibilité.
Après un voyage en avion sans
heurt, nous sommes arrivés à Conakry vers 18
heures locales (19 h française). Je faisais partie du dernier groupe arrivé
pour le film. Il y avait avec moi Sophie
Goupil, la productrice du film, Jean
Marc Ouvrier-Buffet, assistant à la caméra, Olivier
Schwob, Ingénieur du son,
Bernard Richez du Codev de la CCAS EDF GDF, organismes qui depuis septembre 98,
aident à la création du centre d'art acrobatique de Guinée.
J'étais déjà venu il y a cinq ans une semaine sur le tournage de " l' Enfant noir ", autre film de L. Chevallier. J'ai retrouvé en arrivant à l'aéroport les mêmes sensations de chaleur (tout d'abord entre 25 et 30°), une chaleur humide, lourde, moite et puis l'impression d'une grande cohue sympathique faite de palabres, de klaxon et de couleurs vives.
L'installation sur notre lieu d'hébergement s'est faîte rapidement. Toute
l'équipe du film est hébergée dans une grande maison à Conakry dans le
quartier Kaporo. Dernières raisons essentielles à ce choix : un économique
hôtel est plus cher, l'autre plus pratique : le fait d être regroupé facilite
la communication et la résolution des problèmes qui se posent. Très vite,
nous sommes partis sur le lieu de création de la troupe au stade du 28
septembre. Le nom de cet endroit fait référence au 28 septembre 1958, jour où
la Guinée a dit on au Général de Gaulle et à la France, c'était en quelque
sorte la première répétition grandeur nature (avant les jeunes répétaient
dans le gymnase que l'on voit dans le film " Pierrot et les acrobates
" de Amar Arhab).
En fin de compte, nous avons vu la deuxième partie du spectacle complet, dont on peut dire qu'il ne manque pas de vitalité, de couleurs, de musique, de rythme, de danse et de furie. La première partie n'a pas répété sur place pour la simple raison que le baobab n'est pas encore monté mais ne saurait tarder.
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