Lundi 6 mars, à 11 heures du soir.
Le spectacle vient de s'achever. Deux fois plus de monde peut-être que hier soir. Le stade de Labbé est complètement vide. Les projecteurs restent allumés. Le baobab déploie ses douze branches dans le ciel. Il y a une demi-heure, vingt mille personnes. Maintenant, le vide. Seule la présence de l'arbre et les camions rappellent le spectacle. Chacun, dans le public, est reparti avec ses souvenirs. Et nous, la caravane du Circus Baobab, nous irons promener notre machine à rêve dans une autre ville.

Daniel Conrod

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