La Guinée comprend une population de 7,2 millions d'habitants ( déc. 1997
). On y dénombre 26 ethnies.
L'espérance de vie est de 44 ans pour les hommes et de 45 ans pour les femmes.
Le taux d'alphabétisation est de 36%.
La langue officielle est de nouveau le français depuis la fin de la période
Sékou TOURÉ (58-84). Les Guinéens sont musulmans à 85%. L'indicateur de
développement humain est de 0,191, ce qui place la Guinée au 173° rang des
174 pays recensés en 1998.
L'ancienne colonie française est devenue République de Guinée quand son
dirigeant Ahmed Sékou TOURÉ a dit non au référendum du Général de GAULLE.
La première République indépendante de Guinée se lance alors dans une
politique culturelle très active afin de sélectionner dans chaque région,
dans chaque village, les enfants surdoués pour la danse ou la percussion. Ces
enfants étaient répartis dans des centres d'entraînement régionaux et,
chaque année, ces régions rivalisaient lors de la Quinzaine artistique de
Conakry. C'est là que les meilleurs étaient sélectionnés pour le Ballet
National Djoliba, principal ambassadeur culturel de la Révolution Guinéenne
dirigée par Ahmed Sékou TOURÉ, son "chef suprême".
Ce régime "marxiste" a pris fin à la mort de Sékou TOURÉ en 1984.
Les militaires s'emparèrent alors du pouvoir sous la direction du général
Lansana CONTÉ, élu depuis président de la République de Guinée.
Actuellement le budget de la Guinée est en grande majorité réservé aux
infrastructures économiques et surtout aux dépenses militaires. Le pays se
situe en effet dans une région plongée dans une crise sévère : guerres du
Libéria et de Sierra Léone, coup d'état en Guinée Bissau, visées
sécessionnistes en Casamance au Sénégal.
Aujourd'hui, pour la Direction de la Culture, la création de cette troupe
nationale d'acrobatie s'inscrit comme une nécessité : impulser le secteur
culturel en Afrique en tant que vecteur de développement à part entière. Au
delà de la reconnaissance d'une identité culturelle, la troupe et sa structure
pérenne - le premier centre d'art acrobatique d'Afrique de l'ouest - devront
avoir nécessairement un impact sur l'artisanat et sur l'emploi des jeunes. Cela
pourrait aussi apporter un élément de réponse au problème posé par
l'insertion des enfants des rues, un problème grandissant à Conakry.