Oumar DOUMBOUYA a 18 ans. Il travaille dans un
atelier de couture tous les soirs jusqu'à 22 heures. C'est lui qui
répare les vêtements déchirés de la troupe. Il est le seul de la
troupe à être sorti du pays puisqu'il a vécu toute son enfance en Côte
d'Ivoire.
Il était logé avec son père, sa mère, ses deux sœurs et ses trois
frères dans une cité populaire d'Abidjan dans laquelle ils cohabitaient
avec des familles chinoises dont une famille d'acrobates. C'est en les
voyant s'entraîner qu'Oumar, alors âgé de sept ans, et ses copains
décidèrent de faire leurs premiers sauts périlleux. Oumar continuera
par la suite en cachette de son père qui le frappait dès qu'il le voyait
"faire ses chinoiseries". A la mort de son père, Oumar
devra abandonner ses études et commencer son travail de couturier pour
subvenir aux besoins de la famille. Aujourd'hui, il ne veut pas rater
cette chance qui s'ouvre à lui et prouver ainsi à sa famille qu'il peut
vivre de ses dons naturels en devenant artiste à plein temps.
"Ma mère dit de moi que je suis un bandit, un aventurier, mais
moi, je sais ce que je cherche dans la vie !"
Avec la troupe, il est là du matin au soir. Il n'arrête jamais de
rebondir, de faire des arabesques au trapèze volant. Il est le premier de
la classe, le plus doué. Il espère devenir le meilleur acrobate de
Guinée. Son rêve le plus cher est lié au film : grâce à la tournée,
il va enfin pouvoir retrouver le village de ses ancêtres près de Sigiri.
Une arrivée triomphale au milieu de "sa" troupe nationale... |