A lui la responsabilité de la bonne marche des
camions.
"Je suis mécanicien de profession. Les camions arriveront à
bon port, c'est mon métier".
Madou a été apprenti-mécano puis mécano pour finir chef d'atelier dans
un garage français de Bamako, à l'époque coloniale. Il a travaillé
ensuite à Abidjan puis à Dakar avant de revenir dans son village pour
assister sa mère malade et y ouvrir son petit garage : Chez Maître
Madou, Sabougnouma ( "celui que rien ne peut fâcher" ).
Avec les vieux moteurs, c'est un magicien, il peut faire des miracles !
Madou et moi, nous nous sommes découverts durant L'Enfant Noir.
Depuis, il se dit "toujours prêt" pour un nouveau film ! :
"Tu m'as appris à faire l'acteur au cinéma. C'est un métier qui
rend fou. Et vous, les réalisateurs, vous êtes des demi-fous. Et moi ?
Je suis devenu fou... Mais de temps en temps ! Un film, c'est pas pour
toi-même seulement. C'est pour tes enfants, tes petits enfants. Tous
ceux-ci verront ce film et ils diront : ah, c'est mon père, c'est mon
grand-père, c'est mon arrière-grand-père... Un film, c'est une
bibliothèque d'histoires".